Selon El Mundo.es et daté du 31.08.08....
Des agents de la Police Nationale ont démantelé, à Bogotá (Colombie), la plus grande imprimerie clandestine principalement destinée à la contrefaçon d'euros et de dollars américains, bien qu'ils fabriquaient également la monnaie nationale colombienne.
Dans cette opération, la plus grande quantité d'euros contrefaits jamais saisie a également été confisquée. En tout, 11 257 400 euros contrefaits en billets de 500 et 200, fabriqués avec des supports informatiques sophistiqués.
L'opération, appelée "Chévere", a été réalisée par des agents de la BRIGADE D'INVESTIGATION DE LA BANQUE D'ESPAGNE (BIBE), attachée à la Commissariat Général de la Police Judiciaire, en collaboration avec la Police Nationale colombienne et Europol.
Le modus operandi utilisé par l'organisation démantelée rompt avec les techniques habituelles utilisées jusqu'à présent en Colombie. Cette fois, l'imprimerie contrefaisait des billets de plus grande valeur faciale, principalement de 500 et 200 euros, en utilisant l'impression par laser programmée par des supports informatiques sophistiqués et en profitant des facilités offertes par les dernières avancées technologiques.
Cette nouvelle modalité localisée en Colombie est la plus couramment utilisée dans les pays de l'Union européenne, ainsi qu'aux États-Unis. Tout cela leur a permis d'atteindre des normes élevées dans la qualité des impressions.
Lors de l'opération, le principal lien de l'organisation, qui recevait les commandes des billets à fabriquer et s'occupait ensuite de la distribution, a été arrêté à Bogotá.
Une opération au cours de laquelle non seulement la plus grande quantité d'euros contrefaits jamais saisie a été confisquée, mais où il a également été possible de localiser et de démanteler l'usine clandestine où toutes les tâches de contrefaçon de monnaie étaient effectuées.
L'imprimerie disposait de grands moyens technologiques d'impression et d'un support informatique important, comme une imprimante haute résolution, une machine à cartes, une guillotine industrielle et des cadres pour "Screen". Parmi les éléments saisis, on a trouvé les CD où étaient stockées les images des billets de 200 et 500 euros contrefaits, nécessaires pour leur impression numérique.
Enfin, il convient de souligner le professionnalisme du contrefacteur qui avait insonorisé l'atelier où se trouvait la machinerie pour la contrefaçon.